En attendant, les tractations vont bon train. La France s'est ralliée mercredi à cette proposition, une décision qui pourrait faire basculer la position de l'Union européenne sur cette question sensible pour le secteur de la pêche.Le Japon, où le thon rouge est très prisé pour la confection de sushi, est toujours vivement opposé à une telle mesure, a souligné la CITES. A ce jour, 80% des prises mondiales sont achetées par le pays, qui a d'ores et déjà entamé une campagne internationale de lobbying pour la contrer.
Le thon rouge ne bénéficie actuellement d'aucune protection de la CITES, la seule organisation mondiale ayant autorité pour limiter ou interdire le commerce international d'espèces animales ou végétales menacées.
L'Assemblée de la CITES devrait être également l'occasion d'évoquer les propositions américaine et européenne de limiter le commerce de certaines espèces de requins, également en danger, a précisé la CITES.
Plus de 40 propositions seront ainsi soumises aux membres de l'organisation.